LE TOURISME FLUVIAL, VÉRITABLE ENJEU ÉCONOMIQUE

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Le tourisme fluvial est un vecteur de développement essentiel pour l'Axe Seine.

Deuxième fleuve français après la vallée Rhône-Saône, doté de trois terminaux de croisières maritimes et plus de 30 haltes et ports fluviaux, la Seine est un axe de découverte idéal des richesses patrimoniales, culturelles ou paysagères de l'Ile-de-France et la Normandie.

Aujourd'hui, le tourisme fluvial connaît une croissance importante, tirée notamment par les croisières avec hébergement.

Celles-ci font découvrir en une semaine les grands sites d'excellence du territoire : les plages du débarquement, la Bouille, Rouen, Giverny, la Roche-Guyon, la cité des bateliers à Conflans, Auvers-sur-Oise, les châteaux de Versailles et de Malmaison, Paris...

Le nombre de paquebots avec hébergement sur la Seine est passé de 7 en 2011 à 20 en 2016, tandis que le nombre de passagers a plus que doublé pour dépasser les 80 000 par an.

Le tourisme fluvial en France en 2017 représentait près de 11,2 millions de passagers, une clientèle composée à 54 % de touristes étrangers (en majorité originaires de pays anglophones et germanophones) et 1,6 million de nuitées vendues sur les bateaux de croisière. En termes de retombées économiques, la filière – qui connaît une croissance continue depuis 2010 – représente plus de 630 millions d’euros par an, au niveau national, principalement issus des croisières en paquebots. Si le prix moyen des séjours est de 2500 euros, ce budget est très inégal selon les produits et les compagnies.

On compte actuellement 53 bateaux de croisière en France dans le réseau VNF dont 25 naviguant sur la Seine.

En guise de comparaison, sur le Danube, 175 bateaux ont fait escale à Passau et Linz en 2017. Par ailleurs, dans cette compétition des bassins européens, la France est perçue comme une destination onéreuse.

Un enjeu clé du développement est donc de penser l’enrichissement et la diversification de l’offre touristique afin de rendre les croisières plus actives et attractives.

L’enjeu est donc d’engendrer de la valeur ajoutée sur le territoire, en valorisant les patrimoines locaux et la construction d’un Drakkar sera un plus pour Rouen et la Seine en termes d’attraction historique et touristique.